Les impacts de la géo-ingénierie pour lutter contre le réchauffement climatique

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Ce webinaire consacré à la géo-ingénierie réunissait deux chercheuses, Marine De Guglielmo Weber, chercheuse à l’Institut de Recherches Stratégiques de l’Ecole Militaire et Heïdi Sevestre, glaciologue.

Ce webinaire interroge la géoingénierie, ensemble de techniques visant à modifier délibérément le climat. La chercheuse Marine De Guglielmo Weber distingue deux branches : la géo-ingénierie du carbone (déjà intégrée aux scénarios du GIEC) et la géo-ingénierie solaire (encore controversée). Si la première peine à se déployer à cause de technologies peu matures, la seconde progresse rapidement dans les débats scientifiques et politiques, portée par certains États, entreprises ou experts. Elle alerte sur les risques de ces solutions technologiques : aléa moral (frein à la réduction des émissions), risques sanitaires et géopolitiques, ou encore impacts environnementaux (pluies acides, modification du cycle de l’eau). La glaciologue Heidi Sevestre illustre les limites de la géo-ingénierie à partir d’exemples arctiques. Elle évoque deux projets : Arctic Reflections (pompage d’eau de mer sur la banquise, inefficace et néfaste) et Arctic Ice Project (utilisation de billes en verre, abandonné). Elle souligne les dangers de ces approches : ignorance des écosystèmes, menace pour les populations locales et absence de gouvernance internationale. Selon elle, ces projets détournent de la priorité : la décarbonation. Les deux chercheuses appellent à la prudence, face à des solutions techniques séduisantes mais porteuses de risques éthiques, environnementaux et géopolitiques majeurs.

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