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Expertises Climat est une association d'intérêt général fondée en 2022, dont l'objectif est de renforcer la place des faits scientifiques dans le traitement médiatique des enjeux environnementaux. L'association accompagne un réseau de plus de 260 chercheurs et plus de 1000 journalistes.

« Les médias peuvent avoir un impact significatif pour faire progresser la conscience climatique et la légitimité des actions engagées. Ils cadrent et transmettent des informations sur le changement climatique, ils jouent un rôle crucial sur la perception et la compréhension du public, et sur sa volonté d’agir. »
GIEC, 6e rapport d’évaluation, 2021

Notre objectif

Depuis 2022, l’association travaille à éclairer le traitement médiatique de l’environnement, en s’appuyant sur la connaissance scientifique.

Nous sommes convaincus qu’en créant des relations durables entre des journalistes d’une part, et des chercheurs formés à la prise de parole dans les médias d’autre part, nous renforcerons le traitement médiatique des enjeux environnementaux.

Pourquoi est-ce important ?

  • Parce que 8 Français sur 10 considèrent que les scientifiques sont dans leur rôle pour parler de changement climatique, tout en leur accordant un haut niveau de sympathie (Parlons Climat 2026). Pour les médias, les scientifiques sont donc à la fois des sources indispensables, mais ce sont aussi des « émetteurs » importants pour garder la confiance de leurs publics, qui se méfient de plus en plus de ce qui est raconté dans les médias.
  • Parce que la communauté des chercheurs et celle des médias ne se comprennent pas bien, et qu’une grande partie de cette incompréhension provient d’un manque de formation des deux côtés.
  • Parce que les médias, par les cadrages qu’ils choisissent, mettent en lumière certains aspects de l’actualité, ou au contraire contribuent à en occulter d’autres. Cela contribue largement à façonner le débat public. Les médias peuvent par exemple éclairer leurs publics sur les bouleversements écologiques en cours et les moyens d’y répondre, en proposant des témoignages d’experts, de victimes ou des exemples pour inspirer l’action. Mais il arrive aussi que les médias participent à la polarisation du débat public sur une question, se faisant le miroir des discussions politiques. Par exemple, la place occupée par l’opposition entre renouvelables et nucléaire dans le débat médiatique ne représente pas l’importance qu’y accorde les citoyens, dont plus des deux tiers sont favorables aux renouvelables.
  • Parce que la désinformation environnementale s’accroît (étude QuotaClimat, Data For Good, Science Feedback 2025, réalisée à partir des données de l’Observatoire des Médias sur l’Ecologie). Elle est désormais considérée comme une menace tangible par le GIEC, l’Onu, le Forum économique mondial, l’Union européenne et la France. Elle compromet notre capacité à faire société et à agir collectivement. Or, les médias traditionnels – en tout cas la plupart d’entre eux – sont un rempart contre la diffusion de fausses informations sur l’environnement.
    La littérature scientifique démontre qu’en moyenne, les personnes s’informant grâce aux médias traditionnels comprennent mieux les enjeux écologiques que les personnes s’informant prioritairement via les réseaux sociaux (Fondation Descartes 2023 et 2026). Les médias peuvent contribuer à aiguiser l’esprit critique des citoyens et citoyennes en diffusant régulièrement des informations sourcées et fondées sur la science. Ils peuvent aussi fact-checker et rectifier les fake news qui circulent.
    Pour lutter contre la désinformation, il paraît donc stratégique et efficace d’accompagner les journalistes pour les aider à anticiper ces fake news et à y répondre. Il est aussi utile de travailler avec les scientifiques pour « débunker » les fake-news les plus virales, en accélérant le temps de réponse et en choisissant les cas les plus impactants, pour ne pas s’épuiser.

Notre histoire

Au printemps 2022, en pleine campagne présidentielle, une douzaine de chercheurs commencent à échanger de manière informelle. Leur constat est partagé et préoccupant : les connaissances scientifiques sur le climat et l’énergie peinent à trouver leur place dans le débat médiatique. Et lorsqu’elles y apparaissent, elles sont parfois simplifiées à l’excès, déformées, voire mises en concurrence avec des informations erronées. Célia Gautier, spécialiste des politiques climatiques et énergétiques et praticienne en communication, accompagne ces premières discussions. Ce collectif est vite convaincu qu’il faut mettre en place un dispositif ad hoc pour mieux faire circuler les connaissances scientifiques dans les médias traditionnels pendant l’élection présidentielle.

Ce collectif informel décide de créer des passerelles informelles entre chercheurs et journalistes, pour contribuer à un traitement plus rigoureux et accessible des enjeux environnementaux. La Fondation européenne pour le climat (ECF) apporte un premier soutien à cette initiative naissante.

Après l’élection présidentielle, une nouvelle ambition prend forme : structurer et pérenniser cette dynamique collective au sein d’une association. Et aussi, l’élargir au-delà des seules questions climat-énergie, vers d’autres champs essentiels comme la biodiversité, les ressources naturelles, la santé environnementale ou encore l’agriculture.

Cette ambition vise à répondre à une attente forte du public à l’été 2022, caniculaire. Plus des deux tiers des Français déclarent à ce moment-là manquer d’informations scientifiques sur le réchauffement climatique, et près des trois quarts estimaient que « sur ce sujet, on entend tout et son contraire ». Une large majorité juge également que les experts ne sont pas assez présents dans les médias. Bref, les citoyens attendent une information plus fiable, moins politisée, et davantage tournée vers les solutions.

Une enquête de terrain est alors lancée par Célia Gautier. Une quarantaine de journalistes et autant de chercheurs sont interrogés. Objectif : comprendre leurs contraintes, leurs attentes, et les obstacles qui freinent une meilleure circulation des savoirs scientifiques dans les médias.

  • En ressort un décalage persistant entre deux mondes qui se connaissent mal. Les chercheurs ne sont pas toujours formés aux contraintes médiatiques : formats courts, recherche de clarté et de pédagogie, d’exemples et d’incarnations, besoin de réactivité. Les journalistes, de leur côté, peuvent se sentir démunis face à la complexité des sujets environnementaux, à leur caractère transversal quand les rédactions fonctionnent encore très largement en silo. Les premiers dénoncent des interviews trop rapides ou réductrices ; les seconds regrettent un manque de disponibilité ou de pédagogie. Pourtant, tous s’accordent sur un point : ces obstacles ne sont pas une fatalité. Il est possible et nécessaire de les dépasser.
  • Ces deux communautés perçoivent aussi une menace croissante : celle de la désinformation climatique et environnementale. Déjà visible en 2022, notamment sur les enjeux énergétiques, elle s’est depuis amplifiée. Elle circule sur les réseaux sociaux, mais aussi dans certains médias traditionnels. Elle est portée par des figures médiatiques, amplifiée par les algorithmes, et parfois instrumentalisée dans des stratégies d’ingérence. Dans ce contexte, renforcer la présence de la parole scientifique dans l’espace public et renforcer le rôle de garde-fous des médias deviennent un enjeu démocratique majeur.

Pour répondre à ce constat, Expertises Climat voit le jour lors de sa première assemblée générale en juillet 2022, avec une trentaine d’adhérents et de sympathisants. Cette association loi 1901, dont le premier financement structurel est apporté par la Fondation européenne pour le climat, entend faire le lien entre le monde académique et le monde médiatique, et accompagner concrètement chercheurs et journalistes. Un conseil d’administration de cinq bénévoles est élu, avec Quentin Perrier (anciennement Responsable des études du Haut conseil pour le climat) comme premier président. Célia Gautier prend la direction de l’association.

Quatre ans plus tard, les scientifiques membres de l’association sont dix fois plus nombreux et nombreuses.

Notre modèle économique

Expertises Climat est une association loi 1901, à but non lucratif. Ses actions sont financées grâce au soutien d’acteurs publics et privés de référence.

Nos principaux soutiens sont la Fondation européenne pour le climat, qui a permis la naissance de l’association, la Fondation Daniel et Nina Carassola Fondation de Francele 1% pour la Planète et ses entreprises et fondations mécènes, l’Agence de la transition écologique (l’Ademe), le Fonds de dotation Maupertuis, le CNRS, la Fondation Léa Nature, la MAIF.

  • Notre réseau scientifique

    Notre réseau informel de scientifiques et d’experts couvre les principaux champs d’action de la transition écologique : agriculture et alimentation, biodiversité, climatologie, droit, économie de l’environnement, énergie, glaciologie, mobilité, numérique, prospective, sciences politiques, sociologie…

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  • Notre équipe

    Expert.es en politiques publiques environnementales, ancien.nes journalistes ou journalistes en formation, communicante.s : nos compétences nous permettre de naviguer aussi bien dans le monde médiatique qu’académique.

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  • Notre conseil d’administration

    Notre conseil d’administration de 9 professionnels des médias, de la recherche et de la philanthropie se prononce sur les orientations stratégiques et budgétaires de l’association.

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Nos statuts

Expertises Climat a déposé ses statuts en juillet 2022. Ils ont été révisés en juin 2024.

La gouvernance de l’association est constituée d’un conseil d’administration de 9 personnes maximum, d’un bureau de trois administrateurs (président.e, trésorièr.e, secrétaire), et d’une assemblée générale des membres actifs.

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